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mercredi 27 mai 2020

USA -- CONTEST UNIVERSITY 2020 -- La vidéo est en ligne



La "Contest University" est une manifestation  annuelle se déroulant aux Etats-Unis au cours de laquelle les participants assistent à des conférences sur les techniques à mettre en oeuvre lors des concours radioamateurs ou pour améliorer ses performances dans le trafic. 

Cette année, en raison du COVID-19 elle n'a pas pu réunir les radioamateurs physiquement et s'est donc déroulée via l'application Zoom (Vision conférence). Les prestations des conférenciers ont été enregistrées et une vidéo de 10 heures a été réalisée et mise en ligne sur la chaîne YouTube de DXEngineering.  

Voici le programme et les sujets traités par les intervenants:



En cliquant sur les titres vous accédez au support en PDF de la conférence et le temps indiqué correspond au début de la conférence sur la vidéo.

Tout est en anglais..... mais les sujets sont forts intéressants.

Sources : Contest University - Chaîne You Tube DXEngineering

Richard

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mercredi 13 novembre 2019

FRANCE - CDXC - Le Clipperton DX Club publie le classement du challenge DXCC 2019


Le Clipperton DX Club vienr de mettre en ligne aujourd'hui les résultats de son challenge 2019. Félicitations aux vainqueurs : F6GCP et F1UJS dans la catégorie 6m, F4EZJ dans celle des 2m, à F6GCP en HF et F4WBN en IOTA. Bravo également à tous les autres participants.

En quoi consiste ce challenge ?

Le but de ce challenge est de contacter le plus d’entités DXCC  ou d’îles (IOTA) sur les différentes bandes HF, 6m, 2m et dans les différents modes sur la durée du challenge définie par le présent règlement.


Règlement du challenge 2019/2020 :

Participant : le challenge est ouvert à toutes personnes, membre ou non du CDXC. Dates : du 1er septembre 2019 00h00z au 31 août 2020 23h59Z

Contacts : est entendu par contact un échange bilatéral entre deux stations dûment autorisées à émettre. Les contacts via relais, transpondeur, Echolink, Satellite ne sont pas autorisés et ne doivent pas être décomptés.

Bandes : toutes les bandes du 160 au 10m (WARC incluses) pour les bandes HF. Le mode SSB sur 30m n’est pas autorisé pour le challenge. Les bandes 6m et 2m sont décomptées séparément et possèdent chacune une catégorie propre. Pour chacune des bandes utilisées, le respect des plans de bande préconisés par l’IARU est recommandé.

IOTA : les références IOTA valides pour ce challenge sont celles en vigueur. Ces références sont consultables sur le site du programme IOTA. (http://www.rsgbiota.org/ )

Catégories: chaque participant peut concourir à l’une ou l’autre des catégories, voire à l’ensemble de celles-ci.

– Bandes HF : – Mixed Mode (CW, SSB, Digi)
– Bande 6m : – Mixed 6m (CW, SSB, Digi)
– Bande 2m :-Mixed 2m (CW,SSB,Digi)
– Iles IOTA: Mixed, toutes bandes HF (CW, SSB, Digi)

La suite du règlement est à découvrir sur le site du Clipperton DX Club, e cliquant (ICI)

Chasseurs de DX  allez-y, participez à ce challenge....

Site à consulter : Clipperton DX Club 

Sources : CDXC  -  QRZ.com

Richard

F4CZV
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dimanche 5 mai 2019

FRANCE -- Pour une pratique courtoise et efficace du DX par F4CZV

Source : Kuysokov

"Ecoutez, écoutez avant de parler..." voilà la clé du succès.  Les grands DX'ers vous le diront, savoir écouter c'est impératif si vous voulez accrocher  à votre tableau de chasse  la "station DX". Vous avez deux oreilles, alors servez-vous en avant de parler.

Mais que devons-nous écouter? 

Pour avoir une chance de contacter une DXpedition, nous devons savoir déjà qui nous appelons. Ne nous fions pas aux informations données par les "clusters", elles peuvent être erronées ou incomplètes. Nous  devons déterminer nous même qui nous appelons. Nous devons être capable d'entendre quand la station commence et arrête sa transmission, nous devons pouvoir entendre et comprendre ses instructions. Nous devons également être capable d'entendre si elle répond à notre appel.

Il est également important d'écouter le "pile-up". Selon la situation, nous appellerons  peut-être exactement sur la fréquence de la dernière travaillée, ou juste au-dessus ou en-dessous  de cette fréquence. Nous devons  peut-être choisir une fréquence claire et y appeler pendant une courte période. La prochaine étape dépend de la situation rencontrée et, pour prendre notre décision nous devons d'abord écouter.

Méfions-nous des informations communiquées par les "clusters"


Les "spots" figurant sur les "clusters" sont parfois erronés : l'indicatif peut-être incomplet ou des lettres peuvent avoir été inversées, la fréquence de transmission inexacte, le "split" absent ou incorrect....Le meilleur moyen de déterminer l'indicatif c'est de l'entendre par nous même. Si nous ne copions pas l'indicatif de la station, ne l'appelons pas. Il en est de même pour les instructions qu'elle pourrait nous communiquer. Préparez votre appel en consultant les sites d'informations DX et le site de la DXpedition. Bien souvent elles communiquent leur plan de fréquences et heures d'émission ainsi que leur méthode de trafic ("split", zone géographique, pays, chiffre...).


N'émettons pas sur la fréquence DX (station travaillant en "split")

L’une des choses les plus perturbantes que nous pouvons faire est de transmettre - par inadvertance ou non - sur la fréquence d’une station DX. Si nous écoutons bien, nous remarquerons que beaucoup d'OMS le font à un moment ou à un autre. Nous devons bien connaître notre équipement et le régler "instinctivement", c'est à dire sans hésiter ou chercher dans le manuel d'instructions les réglages à effectuer. Nous devons également vérifier que nous sommes bien sur la bonne fréquence (attention aux inversions).

Envoyons notre indicatif complet.

L'envoi d'un indicatif partiel doit être évité. Parfois, il peut sembler que, puisque la station DX ne répond qu’à quelques lettres d’un indicatif, c’est ce que nous devons faire. Ce n'est pas correct. La station  DX ne répond qu’à quelques lettres  car c’est tout ce qu’il a entendu dans le bruit du "pile-up".. Si nous souhaitons qu’il inscrive notre indicatif complet dans son journal, donnons-le-lui!

Appelons une fois, puis rappelons si nécessaire. Ne pas appeler si un QSO est encours.

Si nous travaillons en CW, utilisons le "full break-in operation" (QSK). Cette méthode permet d'entendre la station DX entre nos points et traits et donc de mettre fin rapidement à notre émission.
Nous pouvons également écouter en continue la fréquence de la station DX sur un récepteur distinct connecté à une antenne de réception, mais attention à la proximité avec l'antenne et la puissance de votre émission qui risqueraient d'endommager votre matériel. Une troisième solution est de recourir  à un Web-SDR recevant la station DX. Excepté le temps de latence, nous saurons si la station DX est en écoute ou si elle transmet pendant notre appel.

Si nous ne pouvons pas utiliser ses systèmes,  la méthode à retenir  consiste à appeler une seule fois puis à écouter. Si rien n'est entendu, nous pouvons rappeler… et encore. Après quelques appels, nous devrions  énumérer plus longtemps car nous sommes couverts par d'autres stations du "pile-up" ou  nous transmettons probablement simultanément avec la station DX.

Ne répondons que si l'opérateur DX nous appelle. Une lettre ou un numéro de votre indicatif NE constitue PAS une raison suffisante pour appeler.

Nombre d'entre nous répondent répondre après avoir entendu une seule lettre de leur indicatif. Cela est tout simplement improductif : c’est presque toujours une perte de temps. Si nous entendons deux ou trois lettres dans le bon ordre, nous ne devons envoyer que notre indicatif. N'envoyons pas de rapport avant d'avoir entendu notre indicatif complet.

Si l'opérateur DX a envoyé notre indicatif  correctement, ne le répétons pas à moins que les réglementations relatives aux licences ne l'exigent.

Nous entendons notre indicatif, ne le renvoyons pas. à moins que la réglementation en matière de licences ne l’impose. De nombreux QSO ont été perdus dans de mauvaises conditions de propagation par manque de rapidité dans les échanges d'information.  Ne répétez pas votre indicatif si l’opérateur DX l’envoie correctement, excepté s'il nous le demande. Il s'attend à un report et à rien d'autre.

Écoutons les instructions de l'opérateur de la DXpedition

Dans certains cas l'opérateur privilégie une zone géographique (meilleure propagation, orientation de l'antenne,etc...). Ne répondons que si nous sommes concernés 

Nous rencontrons parfois des opérateurs souhaitant limiter le"pile-up" en ordonnant les appels par la méthode du chiffre. Il souhaite alors une réponse des stations qui ont le chiffre demandé dans leur indicatif. Si nous entendons " only number 4" seules les stations ayant le chiffre 4 dans leur indicatif doivent répondre. Soyons patients, notre tour viendra. 

Pour un fonctionnement le plus courtois et le plus efficace, opérons de la manière que nous attendons des autres.

Lorsque nous écoutons  un "pile-up", il est habituel d’entendre les DXers qui ont oublié comment se comporter correctement. Évitons cela en nous entraînant à ne pas répéter ces erreurs, à être courtois et efficace.. Cela peut être difficile, mais vous pouvez réussir!





Après avoir lu ces quelques lignes, écoutons attentivement un "pile-up", les instructions de l'opérateur de la DXpedition, les stations appelantes dans la portion du " split"....Alors ?  

Alors écoutons, écoutons, avant de parler....

N.B : j'ai parlé de DXpedition mais cela concerne aussi les stations résidant en permanence dans une contrée DXCC recherchée

Bon DX.

Source : Kuysokov

Richard

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mardi 5 mars 2019

DXCC -- Liste des entités DXCC les plus recherchées au 28 février 2019





ClubLog vient de publier comme tous les mois sa liste des entités DXCC les plus recherchées. Le tableau ci-contre reprend les trente premières. En cliquant (ICI) vous pourrez consulter la liste complète.



Source : ClubLog

Richard
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F4CZV Dans le pile-up !!!


vendredi 14 septembre 2018

Le bulletin FREE DX WORLD n° 245 est en ligne.



Avec au sommaire :

- DXCC news,
- DXCC This week on HF,
- Coming up soon,
- On the scene,
- DX Timeline,
- IOTA,
- Coming up soon,
- Announced DX,
- Announced IOTA,
-  Special calls



Cliquez sur l'image pour lire le bulletin au format PDF

Richard

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mardi 26 décembre 2017

USA -- The Gray Line Report du mois de décembre 2017 est en ligne


TCDXA (Twin City DX  Association)   est une organisation à but non lucratif  fondée en 1970. Son objet est  soutenir le  DXing et  les DXpeditions avec des dons financiers.  Elle est un club affilié à l'ARRL, dont les membres  apprécient les concours DXing et DX.  Basée au Minnesota, le pays des 10 000 lacs, elle a sponsorisé en 2017 les DXspeditions suivantes : 

3CØL, Annobon Island / 3B7A, St. Brandon  /  XX9D, Macau  / 9U4M, Burundi / VK9MA, Mellish Reef  / VP6EU, Pitcairn Island  /  3YØZ, Bouvet Island  / TL8AO, Central African Rep.

Vous trouverez sur son site (ICI) de nombreuses informations sur ses activités et des conseils de qualités sur l'organisation d'une DXspedition, entre autres. Elle publie chaque trimestre une lettre d'information. En cliquant sur l'image vous accéderez au fichier PDF de celle-ci.

Au sommaire : 

- Un retour d'expérience sur le contrôle à distance de la station ,
- Sur le chemin des 10 bandes DXCC,
- L'histoire de la TCDXA,
- C6ARW affronte la météo au cours du CQWW Phone contest,
- Ajout des bandes 30 et 40 mètres à une 3 éléments SteppIR,
- John, NGØZ ,
- KØMD , Midwest Wireless Association a été nommée éditeur du National Contest Journal.

Une lettre d'informations de qualité. A lire.

Source : TCDXA

Richard

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jeudi 30 novembre 2017

De nouveaux services pour les radioamateurs



Les ondes nous  permettent de voyager de par le monde en contactant d'autres radioamateurs disséminés sur notre bonne vieille terre. C'est toujours une surprise lorsque vous lancez un appel, vous ignorez le plus souvent qui va vous répondre. Nous avons tous connu cela, un appel général sur une bande pour établir un QSO, histoire de vérifier l'état de notre station, et, surprise, une station DX nous répond.  

Ce genre "d'aventure"  nous amène, parfois, à rêver. Etre à son tour une station DX, émettre depuis un endroit exotique, une île de l'autre bout du monde, ou une contrée DXCC recherchée .... Nous nous voyons déjà monter une "DXspédition" et, le plus souvent,  le rêve s'arrête là, devant le mur des difficultés à surmonter: création d'une équipe, mise en place de la logistique, obtention des autorisations administratives, recherche d'un moyen de transport....et le financement. 

Depuis quelques années, nous voyons arriver sur la toile des sites nous proposant de nouveaux services destinés aux radioamateurs, comme ceux proposant des locations de shacks dans des contrées plus ou moins lointaines, avec ou sans équipement. A ce service, ils ajoutent la possibilité d'effectuer les démarches administratives pour l'obtention d'une licence temporaire locale. 

Ils fournissent également des listes d'hôtels ou d'hébergements susceptibles d'accueillir des radioamateurs. Le service va même jusqu'à vous rechercher un équipement complet (transceiver, antenne et périphériques) à louer sur place. Certains proposent même de vous louer un bateau pour faire du maritime mobile et/ou d'activer une île dans le cadre du IOTA. 

Bien sur cela a un prix, mais le service rendu, est incontestable. Vous achetez en fait une semaine de vacances avec une option "radioamateur" comme d'autres choisissent une semaine "plongée sous-marine" ou "équestre". 

Ce concept répond, s'il existe, à une demande de certains d'entre nous, leur permettant ainsi de réaliser leur envie d'être un jour une station DX.  Mais l'esprit "radioamateur" y laisse quelques plumes. Que devient l'esprit d'équipe, le travail en commun, le goût de l'effort ? A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire...disait un certain Pierre Corneille (in Le Cid -1637).

Je vous livre  ci-dessous quelques sites proposant cette gamme de services (liste non exhaustive).

Worldwide Ham Radio Shack Rentals  (ICI)
DX - Holiday (ICI)
DX - Traveler (ICI)


Richard

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jeudi 26 octobre 2017

DX -- FREE DX WORLD du 26 octobre 2017 est en ligne


Le bulletin FREE DX WORLD n° 221 est en ligne. Cliquez sur l'image pour y accéder.

Richard
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mercredi 19 août 2015

FO0AAA - Clipperton 2000 - Le récit d'une expédition.


Une expédition DX est une aventure et toute entreprise à un point de départ. Celle de Clipperton 2000 commence en mars 1999 quand Mike Goode, N9NS, tombe sur un article d'un journal local relatant l'histoire d'un aventurier de l'Indiana ayant affrété un bateau pour se rendre sur l’île de Clipperton. Cela lui rappela sans doute des souvenirs, lui qui avait réalisé sa première expédition DX sur cette île en 1992 (FO0CI).  

Quelques semaines plus tard, lors d'un séjour dans ouest américain, il rencontre son ami John Kennon, N7CQQ et lui montre la coupure de presse. Ce dernier lui déclare alors que l'idée de retourner sur cette île, lui aussi ayant été de l'expédition FO0CI, le travaillait depuis quelques temps déjà. Au cours de la conversation, Mike lui lâche : " Si la participation financière est inférieure à  5.000 US $  je suis partant!". John relava le défi et en quelques mois trouva un navire, le Shogun, qui était déjà réservé par trois autres collectionneurs de poissons tropicaux pour la fin février 2000. 

En aout 1999 une douzaine de radioamateurs désireux de participer à l'expédition étaient sur les rangs. L'annonce officielle de l'expédition fut effectuée et quelques défections virent le jour, L'effectif tomba à neuf, mais au final il y aurait treize participants. An niveau financier, le budget était bouclé et les achats des tentes, générateurs et autres équipements purent être réalisés. Du côté matériel radio, l'expédition reçut le soutien d'Icom, Alpha, Cushcraft. L'équipe se regroupe chez John à Laughlin, dans le Nevada et rejoint San Diego en Califormie pour transférer le matériel à bord du Shogun; le départ étant fixé au 23 févier à 09 heures.

Le Shogun
Source : Fisherman's Landing
L'embarquement s'étant fort bien déroulé et en avance sur l'horaire, le Shogun quittera le port à minuit, soit avec neuf heures d'avance, ce sera toujours cela de gagné. L'île de Clipperton est à 1.650 miles au sud de San Diego et avec une vitesse de croisière de neuf nœuds il faudra un peu plus de six jours pour rallier l'objectif. La vie à bord s'organise entre la planification, le montage partiel des antennes afin d’accélérer l'installation sur l'île et le trafic en maritime mobile sous l'indicatif N9NS/MM avec plus de mille QSO au final.

A l'aube du 29 février 2000, l'équipe est sur le pont et voit apparaître progressivement quelques palmiers au-dessus des vagues.Le capitaine du Shogun cherche une zone pour débarquer facilement sur la côte ouest de l'île. Il la connait bien car il s'y rend deux fois dans l'année pour des périodes de pêche et son navire a été affrété  en 1998 comme navire de soutien par la NASA dans le cadre d'une opération scientifique sur l'île.

A 13 heures 30 locale, une première équipe s'embarque sur un Zodiac pour vérifier la zone de débarquement. Aucun problème. Le transfert commence. Une heure plus tard une petite partie de l'équipement et six membres de l'équipe sont à terre. Mais il y a toujours des imprévues dans ce genre d'aventure. De gros nuages sombres et menaçants arrivent par l'est. Le vent souffle de plus en plus fort, la pluie tombe avec une rare violence...Les joies d'un grain tropical. 

Les opérations reprendront vers 15 heures 30. Deux campements sont installés distants de 350  et mètres avec deux tentes pour dormir. Vers 19 heures la nuit tombe et une partie du matériel est encore à bord du Shogun. Un groupe électrogène est mis en route. Première défaillance, au bout de cinq minute il tombe en panne et ne redemandera  jamais. L'expédition avait quatre groupes de 5 Kw et un groupe de réserve. Celui-ci est mis en route. L'équipe à terre passera une nuit très inconfortable dans la mesure où les effets personnels étaient restés à bord, avec des vêtements trempés, pas de couvertures et avec des voisins bruyants, les oiseaux, sans oublier des visiteurs nocturnes, les crabes.

Mais dès 5 heures le lendemain, l'installation reprend. Montage des antennes, répartition des campement, un pour la SSB, l'autre pour la CW. Pour faciliter le transport du matériel de la plage de débarquement, l'équipe avait emmené plusieurs brouettes....Une riche idée qui évite bien des efforts.
FO0AAA: le campement CW
Source: A.R.I. di Belluno
A 16 heures tout est installé. Les radioamateurs se réunissent sur la base SSB et John se cale sur 14.195 kHz pour le premier QSO symbolique. Toute l'équipe entend un contact entre V31JP "Joe Palooka" (K8JP) et N0FW,Pete.  Est-ce un hasard? Le destin ? La volonté d'une divinité radioamateur? Pete était l'un des organisateurs de l'expédition sur Clipperton en 1992 et le titulaire de la licence FO0CI. John lança un "break"  et NOFW fut le premier contact de l'expédition. Le second fut bien évidemment V31JP. Là encore, coïncidence ou pas, Joe avait été le second contact enregistré de l'expédition FO0CI.....

John passa le micro à Eddie, EA3NY,  et Doug, VA5RA mis en route la seconde station SSB sur la bande des 12 mètres où il réalisa 677 QSO lors de son quart de trois heures. Les autres OM  firent une course folle en direction du campement CW. Les vainqueurs furent  James, 9V1YC et Mark, ON4WW qui furent les premiers opérateurs des deux stations CW.  Une troisième fut également mise en oeuvre pour assurer le trafic sur les bandes basses durant la nuit.La station RTTY opérée par Doug, N6TQS et celle dédiée au 6 mètres par Koji, JK7TKE, furent installées dans le campement SSB.

La répartition du matériel était la suivante:

Campement SSB

Transceivers : 4 x ICOM IC-756 PRO =>  2 pour HF SSB + 1 pour la RRTY + 1 pour le 6 mètres,
Antennes Cushcraft :  1 x A3AWS + 1 A3A + 1 MA5B  dédiée au RTTY,
Antenne M2: 1 beam dédiée au 6 mètres,
Antenne Butternut :1 x  HF9V
Antenne : 1 K9AY pour le 75 mètres

Campement CW

Tranceiver : 2 x ICOM IC-756 PRO + 1 x KENWOOD TS-850
Antennes Cushcraft :  1 x A3AWS + 1 A3A 
Antenne : 1 Battle Creek pour le 160 mètres
Antenne : 1 HF2V pour le 40 mètres
Antenne :  L inversé pour le 80 mètres.

Pour exploiter au mieux ses sis stations, une grille d'exploitation fut mise en place. La station RTTY était activée exclusivement par N6TQS et la station 6 mètres par JK7TKE, ce dernier assurant des rotations ponctuelles en SSB. Pour les quatre autres stations qui fonctionnaient 24 heures sur 24, soit un total de 96 heures de trafic quotidien, les dix OM assurèrent chacun, par quart de trois heures, neuf heures de trafic radio. Au début, il ne fut pas forcément tenu compte des goûts de chacun, et certains râlèrent. Mais rapidement les quarts furent assurés selon les préférences. Dans une équipe comme celle de FO0AAA certains opérateurs préfèrent travailler la nuit, d'autres la nuits, en graphie ou en phonie....Tout le monde arriva à ce "caler" et le trafic allait bon train.

Le sommeil fut au début difficile à trouver même si la fatigue se faisait sentir. Les groupes électrogènes avaient été placés près des tentes dortoirs. S'endormir avec un moteur qui tourne à côté de soi n'est pas une chose aisée. Cependant, lors de la première vidange, ils furent éloignés améliorant d'autant le sommeil des OM. 

L'équipe FO0AAA  Source ON4WW
L'équipe avait tendu des toiles pour avoir de l'ombre et faire une zone de convivialité où, en dehors des quarts, ses membres pouvaient discuter entre eux, boire et manger. Dans une expédition, la boisson et la nourriture sont des éléments essentiels pour maintenir le moral. Sur ce plan, Clipperton 2000 fut un modèle du genre. Les cuisiniers du Shogun assuraient une liaison quotidienne entre le navire et l'île. Ils apportaient des repas confectionnés à bord et garnissait les quatre réfrigérateurs, deux par campement, de boissons....


En dehors de la radio, il faut aussi s'occuper. Certains membres de l'équipe se lancèrent un défi, celui de faire le tour de l'île, soit environ 12 km, dans un minimum de temps. Y avait-il un record à battre, personne ne le savait,  mais Doug / VE5RA boucla le circuit en 1 heures 17 minutes. Ce "chrono" fut chaleureusement applaudi et arrosé de bières fraîches....Autre temps relevé, celui de l'autre Doug, N6TQS avec 3 heures et demi...

Clipperton 2000 avait fixé son départ de l’île dans l'après-midi du 8 mars. Les préparatifs furent engagés dès le 7 mars ce qui entraîna une interruption de 10 heures dans le trafic radio. Les hommes transportèrent sur la plage de débarquement une bonne partie du matériel, ne laissant opérationnel que le strict nécessaire. L'heure du dernier QSO approchait. Comme pour le premier, ce fut John, N7CQQ qui trouva une fréquence de libre sur 14.260 kHz, proche de la fréquence IOTA. Un contact fut établi avec  XF4LWY dans les îles de Revillagigedo. Encore un clin d’œil du destin : une expédition DX sur une île rare du Pacifique qui contacte une autre île rare du Pacifique.... 

Toute l'équipe était triste de quitter Clipperton et tous auraient bien voulu rester deux ou trois jours de plus....Mais c'est ainsi toute aventure à une fin. Pour certains, le  rembarquement fut une dure épreuve. Pour rejoindre le Shogun, le Zodiac doit passer par une zone de fond plat, entre les récifs. A cet endroit ils doivent relever le moteur, puis le rabaisser quand une vague se présente et redémarrer en même temps. Les marins du Sogun connaissaient bien la manœuvre, et, au cours de l'expédition, ils rencontrèrent qu'une seule difficulté qui fit cependant retourner l'embarcation sans occasionner de dégâts autres que la perte des repats du jour.  Lors de l'avant dernière rotation, vers 13 heures 30, Mike, N9NS, et Jim, N9TK se trouvaient sur le Zodiac piloté par Bruce le capitaine du Shogun. Lorsqu'il fallut redémarrer, le moteur resta silencieux et une autre vague s’abattit sur l’embarcation, puis une autre.....le Zodic fut malmené, les hommes aussi mais tous purent revenir sur la plage. Ce n'est que vers trois heures, soit plus de douze après leur première tentative qu'ils purent remonter à bord du Shogun. Les derniers à quitter l'île furent Mark, ON4WW, et Eddie,/ EA3NY. A 5 heures 30, le Shogun levait l'ancre et prenait un cap plein nord pour rejoindre son port d'attache. 

Six jours et sept nuits pour revenir à la civilisation. Une croisière au cours de laquelle l'équipe de Clipperton 2000 pouvait espérer récupérer les heures de sommeils manquantes, bercée par le ronronnement des deux diesel du Shogun. Le 12 mars, à 1 heure 20 du matin les hommes furent réveillés par le silence des moteurs. Ils montèrent sur le pont et virent s'échapper de la trappe des moteurs un panache de fumée....Le genre de problème que personne ne souhaite lorsqu'il se trouve à 1000 nautiques de la côte. Le mécanicien du bord ne pouvait descendre dans la salle des machines la fumée étant trop épaisse. Cependant le navire n'était pas en feu, et le capitaine rassurait l'équipe. Il fallait attendre que la fumée se dissipe pour pénétrer dans la salle des machines. Il s'avera quelques heures plus tard  que la cause de cet incident venait de la pompe à eau d'un des moteurs. Cette dernière ne pompant plus l'eau de refroidissement des moteurs a entraîné la surchauffe des durites qui à haute température ont dégagé cette fumée.  La réparation put être effectuée et le Shogun reprit sa route et s’amarra au quai du port de San Diego le 14 mars vers les 6 heures du matin. L'aventure prenait fin. 

L'équipe qui a réalisé cette expédition a effectué 75.106 contact en six jours et 18 heures répartis comme suit : 

J1 = 13.863 / J2 = 12.826 / J3 = 12.020 / J4 = 11.385 / J5 = 10.918 / J6 = 7.897 / J 7 = 6.197.

Les opérateurs étaient : 

EA3NY, Eddie / N9NS, Mike / HB9AHL,Willy / N9TK, Jim / JK7TKE, Koji / N0TT, Charlie / K4UEE, Bob / ON4WW, Marque / N6TQS, Doug / VE5RA, Doug / N7CQQ, John / 9V1YC, James
et Renato (le fils de Willy),

sans oublier ceux qui "étaient de l'autre côté", comme  Jay,  W2IJ, qui était la station pilote, assurant le lien entre d'une part les familles des opérateurs et la communauté des DX'ers, ou Alex , PA1AW, qui était le pilote européen sans oublier Doug, N6RT qui relayait les informations sur son site internet.

James, 9V1YC a réalisé un magnifique film sur cette aventure. Il les a mis gratuitement en ligne sur Vimeo. Je vous invite à le regarder.




De bien belles images et une grande aventure. Merci Messieurs!

Merci de votre visite
Richard
F4CZV


NB: post réalisé d'après le texte de " CLIPPERTON 2000 - THE STORY " de Mike Goode, N9NS

lundi 25 mai 2015

Un ouvrage à télécharger : “THE NEW DXER’S HANDBOOK” © de K7UA

Source : QRZ.com
Bryce, K7UA,  est l'auteur d'un ouvrage de référence sur la pratique du dx. Edité pour la première fois en 2010 et 2011, la seconde édition revue et mise à jour date de janvier 2015. Elle comporte un grand nombre de conseils et d'astuces, résultats d'une grande expérience dans ce domaine.

Les cinquante pages de ce livre sont réparties en neuf chapitres :

Chapter – 1 Listening – The key to successful DXing
Chapter – 2 DX Cluster Basics
Chapter – 3 The Pinnacle of DXing-The DX Century Club
Chapter – 4 The DXer’s Toolkit
Chapter – 5 Split Operation & How to Be Heard in a Pileup
Chapter – 6 DX Propagation Basics
Chapter – 7 Phonetics
Chapter – 8 The Art of QSLing
Chapter – 9 DX Intelligence 

Une phrase de l'auteur a retenu mon attention : "Yes, you can be very successful with a small tower, verticals or wire antennas" - Oui, vous pouvez avoir du succès même avec un petit pylône, une verticale ou une antenne filaire......le tout est d'avoir la "technique".

Bryce, dans l'esprit radioamateur, nous offre la possibilité de télécharger cette seconde édition sur son site :http://www.k7ua.com/ ainsi que la première et des traductions en italien, portugais, polonais, russe, espagnol et turque

Un ouvrage à lire, assurément.

Bonne lecture

Richard
F4CZV
73

jeudi 14 mai 2015

QRM et frustation....


Les expéditions DX ont toujours plus ou moins de difficultés  dans la conduite de leur trafic. Il y a une trentaine d'années, les DXers étaient moins nombreux et le niveau du QRM  était moindre. Mais, il y avait toujours des opérateurs mécontents n’arrivant pas à réaliser un QSO  parce que d'autres transmettaient  sur ​​la fréquence DX.  Ce phénomène s'est amplifié de nos jours, les expéditions DX sont été de plus en plus en proie à un QRM produit par inadvertance ou intentionnellement.

Le QRM par inadvertance se décline en  plusieurs catégories:  IQRM*  le QRM par ignorance, UQRM* le QRM inutile, et le CQRM* résultant de la gestion  des appels. Enfin, le DQRM*est le quatrième type de QRM, ce dernier étant délibéré. 

L' IQRM  (QRM par ignorance)  découle d'un manque de maîtrise des  procédures standards du DX. Dans la mesure où cela nous affecte tous, ce type de QRM est principalement causée par l'incapacité des opérateurs à exploiter leurs radios correctement. Il en résulte des émissions sur la fréquence DX et les réactions inévitables de DXers frustrés.

L' UQRM (QRM inutile)  est généralement attribué  aux opérateurs voulant informer les DXers que la station travaille en split "UP" et/ou à ceux qui jouent aux "policiers". Cette difficulté semble être exacerbée par les contrôles de fréquence complexes des émetteurs-récepteurs modernes.

Une troisième forme de QRM est le CQRM généré par les opérateurs d'expédition DX qui ne possèdent pas la capacité de contrôler le flux des appels,le principe de base étant que le volume du "pile-up" dépend de la façon dont il est géré.  Il est probable que le  CQRM est plus facile à contrôler car il est relativement aisé à guider un nombre relativement faible de DXers. (Dans certains cas, le CQRM peut conduire à du QRM intentionnel)

Après avoir défini ces plusieurs types de perturbateurs liés expéditions DX, qu'est il possible de faire pour remédier à ces situations? Pour aider à lutter contre l'IQRM (QRM par ignorance) internet par l'intermédiaire des publications sur le DX à certainement contribué à réduire le phénomène et "prêcher" à des DXers  ne sert plus à grand chose. Reste à atteindre les DXers "occasionnels" qui sont beaucoup plus nombreux qu'on ne le pense. Bien souvent, ils ne lisent pas les publications sur le sujet, ne font pas partie de clubs DX, et pour beaucoup d'entre eux, ils ne sont pas en contact avec d'autres radioamateurs expérimentés dans le DX.  Leur intérêt dans le DX commence lorsqu'ils entendent "quelque chose d'intéressant". Nous devons donc leurs accorder plus d'attention et conseiller plus efficacement ces DXers occasionnels.

Le DX en CW  connait  est une autre situation. Avec l'avènement de licences sans CW, nous avons des nouveaux OM qui veulent travailler CW sans la maîtriser pleinement, utilisant des logiciels pour la décoder. Certains DXers souhaitent que ces gens restent en SSB ou en digimode, mais est-ce vraiment ce que nous voulons?

L' IQRM peut être minimisé par une meilleure formation des radioamateurs dans le fonctionnement de leurs radios. En outre, le contrôle de la fréquence dans les radios actuellement disponibles sur le marché  est beaucoup plus compliquée que nécessaire et doit être simplifié. Émettre sur la fréquence de l'expédition DX était rarement un problème avec les émetteurs et les récepteurs distincts.

Dans le cas de CQRM , QRM créé par la gestion de l'opérateur de l'expédition DX, plus d'attention dans la procédure se révélerait utile. Dans une expédition DX, il y a en général peu d'opérateurs. Il est donc  plus facile d'amener ces opérateurs à utiliser de meilleures pratiques pour gérer leurs "pile-up" que de tenter de sensibiliser des milliers de radioamateurs. Si les opérateurs d'expédition DX emploient systématiquement les meilleures pratiques, les "pile-up" seront plus efficaces et plus amusants. Les meilleures pratiques proposées et  publiées par l' Université DX et par le Code de conduite - DX  sont donc à  utiliser.

L'DQRM  (QRM délibéré) est une autre affaire. Le DQRM est habituellement généré par les OM mécontents qui souhaitent se venger, en quelque sorte, pour une raison quelconque. Peut-être que certains de ces opérateurs n'ont pas réalisé le contact pour des raisons qu'ils jugent ne pas être de leurs faits. Ces OMs  ne sont pas DXers  et leur comportement perturbe l’activité de l'expédition DX.

Il est certain que l'IQRM, l'UQRM et le CQRM  perturbent le bon déroulement d'une DX expédition. De plus ils génèrent du DQRM, et peuvent rendre totalement inefficace la bonne volonté des opérateurs d'activer un DX. Dans ces conditions, il demeure essentiel d'assurer une formation de tous dans ce domaine. Il en va du succès de l'expédition DX  et des DXers. 


* Les termes UQRM, IQRM, GRQC et DQRM utilisés dans cet article sont attribués à Chris Duckling, G3SVL.

Traduction, par mes soins,  de l'article "QRM and Frustration" de N7NG paru dans "The DXUniversity Blog". article original disponible (ici)

A méditer.

Richard
F4CZV
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