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dimanche 19 novembre 2017

AUSTRALIE -- Le nombre de radioamateurs stagne



Les statistiques récentes sur les licences d'amateurs révèlent une légère croissance au cours de la dernière année, ce qui a permis de revenir à un volume s'approchant de celui d'il y a dix ans. Il semble qu'entre les résiliations de licences (volontaires ou par décès) et les nouvelles autorisations délivrées aux nouveaux OM, l'équilibre se maintient depuis 2006 avec quelques petites variations. 

L' Australian Communications and Media Authority (ACMA), dans son dernier rapport annuel publié en octobre dernier indiquait un nombre de 15144 licences en  juin 2017, comprenant les balises, répéteurs, clubs et amateurs avec plusieurs indicatifs d'appel. 

Le statisticien du Wireless Institute of Australia (WIA), Marc Hillman VK3OHM, indique pour sa part après avoir parcouru le registre des licences ACMA, que le nombre total d'amateurs individuels était de 14 009, soit 175 de plus qu'en 2016. Cette progression, peu significative ( +1,3%) est à mettre en parallèle avec le constat de l' ACMA sur le nombre de candidats aux épreuves d'obtention d'une licence radioamateur. Le constat est plus inquiétant dans la mesure où en 2017, 486 candidats se sont présentés aux épreuves pour l'obtention d'une licence (base, standard ou avancée) contre 1271 l'année précédente.

 Cela a été réalisé malgré le fait que l'ACMA ait signalé une baisse des évaluations. De juillet 2016 à juin 2017, le rapport de l'ACMA enregistre un total de 486 évaluations de base, standard et avancées menées par le WIA, ce qui est bien en deçà des 1271 de l'année précédente. Ainsi, bien que les évaluations aient fortement diminué, les licences d'amateurs ont augmenté. 

En  la fin de 1997, il y a 20 ans, lorsque le Callbook de 1998 a été compilé à partir de la toute nouvelle version numérique de l'Australian Communications Authority. base de données, le nombre de licences d'amateurs s'élevait à 16.540. En excluant les balises, les répéteurs, les clubs et les multiples, le nombre total d'amateurs individuels était d'environ 15 500. 

En 2006, le nombre de licences individuelles délivrées s'élevait à 14.002, et ce peu de temps après la  réforme de la licence amateur de l'ACMA, qui a introduit la licence Foundation et réduit les cinq licences précédentes à deux - Standard et Advanced.

 En 2010, année du centenaire de la WIA, le nombre de licences individuelles avait atteint un maximum de 14.616.

Sep ans plus tard, en 2017, le nombre de radio amateurs australiens est équivalent à celui de 2006, avec 14.009 OM, alors même que la population de l'Australie passait de 19,9 millions d'habitants en 2006 à 24,4 millions d'habitants à fin 2016 (+ 22,6%).

La WIA a commencé à réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour attirer de nouvelles personnes vers le radio-amateurisme dès 2016. . Elle vient de déposer aux autorités de tutelle une gamme de mesures pour les trois classes de licence afin de les rendre pertinentes, attrayantes et adaptées à l'usage des nouvelles technologies. . L'ACMA devrait examiner en 2018 ce qui a été proposé et préparer de nouvelles  conditions de licence (LCD) donnant l'occasion de remodeler l'avenir du radio- amateurisme  en Australie. 

Source : The Wireless Institute of Australia

Richard

F4CZV
73

mardi 10 octobre 2017

Un QSO interessant


Ma soirée avait commencé comme souvent, avec quelques contact en PSK31 sur 14070. J'ai pour habitude de mettre en même temps un récepteur en veille, soit sur la VHF ou sur les bandes basses. Hier, j'avais allumé le JRC/NRD 535 et je m'étais mis à l'écoute du 80 mètres. Peu de stations françaises mais j'ai eu la chance de tomber sur un QSO fort intéressant à mon point de vue.

Plusieurs OM discutaient sur l'évolution de la population radioamateur, sujet d'ailleurs abordé lors de la dernière Conférence générale de l'IARU région 1. Les propos étaient courtois et plein de bon sens. Les constats échangés étaient fondés retraçant avec exactitude la situation présente. Du langage vrai, en bref.  (1)

Comment donc attirer les futurs OM ?  Cette question est essentielle car moins nous serons, moins nous aurons d'influence sur les administrions de tutelle. Elle ne s'adresse pas seulement aux associations nationales, chaque radioamateur est concerné. Ne pourrions pas nous efforcer de trouver dans notre périmètre, une personne susceptible de s’intéresser  à la radio ? 

La présentation du sujet est essentiel également. Faire visiter sa station c'est bien mais rappelez-vous de vos débuts. Vous n'aviez pas encore vos deux ou mats, avec beam et rotor, ni votre ampli linéaire qui vous permet d'écraser tout le monde lors d'un pile-up. Si nous montrons la radio sous cet angle, nous allons droit à l'échec. Et je ne parle pas de l'aspect financier....

Faites plutôt une démonstration avec un bi-bande chinois et une antenne Yagi croisée 145/435 fabriquée par vous même. Cela lui prouvera que la radio, c'est pas compliqué!

Pour la formation, et/ou la préparation à l'examen, présentez lui les cours  via internet comme ceux du radio- club de Neuilly-sur-Marne, F6KGL (Chaîne YouTube). Les livres c'est bien, mais aujourd'hui tout se passe sur la toile, surtout pour un jeune.

Parlez-lui également que la radio utilise l'informatique. Parlez-lui d'ARDUINO, que ne fait-on pas avec cette petite carte ? La radio SDR, c'est aussi un moyen d'aborder le sujet sans effrayer.

Montrez-lui, à ce jeune, que vous le retraité, le Old Man, vous vivez dans son monde. Montrez lui que vous avez une chaine "LIVESTREAM" et que vous pouvez transmettre via internet des images de votre station lors que vous trafiquez.....

Voilà quelques idées pour essayer de "passer le message" aux futures recrues. 

Ce fut un QSO intéressant à suivre avec des idées simples à mettre en oeuvre.Mais hélas, comme d'habitude, il y a toujours des individus pour perturber ce genre de discussion. Par quoi sont-ils motivés? Quel est leur intérêt ? S'ils prennent du plaisir avec ce genre de pratiques, leur cas relève de la psychiatrie...

Rappelons -nous que nos bandes sont convoitées par d'autres services et ces derniers nous écoutent. Est-ce que notre trafic répond encore à la définition de l'Union Internationale des Télécommunications : " le service d’amateur désigne un service de radiocommunication ayant pour objet l’instruction individuelle, l’intercommunication et les études techniques, effectué par des personnes dûment autorisées, s’intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire". ( ARCEP )

Nous sommes officiellement  14.000 radioamateurs environ en France. Imaginons que la communauté se lance dans le recrutement puis l'accompagnement (parrainage) d'une recrue, avec une réussite de 1 pour 20 OM après examen, cela se traduirait par 700 nouveaux indicatifs. Est-ce irréalisable ?  Impossible n'est pas Français, dit-on.


(1) Je n'ai pas cité volontairement les indicatifs des OM ayant participé à ce QSO par déontologie
et par respect de leur vie privée, mais je partage entièrement leurs propos.

Richard
F4CZV
73