Nouveau sur le blog

Affichage des articles dont le libellé est Aviation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Aviation. Afficher tous les articles

mercredi 12 septembre 2018

FRANCE - LOIRE-ATLANTIQUE - Journées Européennes du Patrimoine des 15 et 16 septembre 2018

François, F1ZV, nous informe, via le site de l'ARALA, que dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine des 15 et 16 septembre prochains, le Super Constellation F-BGNJ de 1953, sera activé au cours de ce week-end en HF et VHF sous l'indicatif F5KEQ/P.

L'avion sera visible sur le site de l'aéroport de Nantes Atlantiques, à côté de la station météo lors de ces deux journées de 10 H 00 à 12 H 30 et de 14 H 00 à 18 h 30.

Embarquez à bord du Super Constellation quadrimoteur des années 1950, le plus bel avion de ligne à moteurs à pistons jamais construit en visitant le site de l'Amicale du Super Constellation.

Vous pourrez également participer à cette animation  par votre visite en prenant le micro ou le manip....

En attendant, et pour vous inciter à ne pas manquer cet événement, je vous propose un aperçu des équipements radioélectriques de bord, un projet d'article pour HISTORADIO.



Les équipements de communication du  Lockheed Constellation

Le Lockheed Constellation est l’un des plus beaux avions de ligne à hélices du milieu du XXe siècle. Reconnaissable à sa triple dérive arrière et à son fuselage en forme de dauphin il fut exploité par la plupart des compagnies aériennes du monde entier et devint même l’avion présidentiel de Dwight David Eisenhower. Produit à 856 exemplaires dans plusieurs versions, il fut mis en service en 1943 et vola jusqu’en 1990. Quarante-sept ans de bons et loyaux services au service de l’aviation civile, mais aussi de l’armée.

Le projet du Lockheed Constellation vit le jour en 1939 à l’initiative de deux hommes, Howard Hugues et Jack Frye, principaux responsables de la  compagnie américaine Trans World Airlines (TWA) qui soumirent à Lockheed leur ambition d’exploiter un quadrimoteur de transports commercial sur les liges transcontinentales américaines. Le prototype de l’appareil, équipé de quatre moteurs Wright de 2.200 ch, fit son premier vol en janvier 1943, l’entrée en guerre des Etats-Unis, en 1942, freina considérablement sa réalisation. Les besoins de l’US AIR Force étaient tels que les 22 premiers exemplaires produits furent réquisitionnés pour assurer des missions de transport de troupes.

Dès la fin de la guerre, les avions retrouvèrent « la vie civile » pour effectuer des missions plus pacifiques. En décembre 1945, le premier Constellation de la TWA accomplit un vol exploratoire de Washington à Paris via Gander  et Shanon. Quelques mois plus tard, en février 1946, un autre, baptisé « Star of Paris » entreprit la première liaison commerciale vers la capitale française, toujours avec escales, les capacités de l’appareil ne permettaient pas d’effectuer de relier d’une seule traite les deux continents. Lockheed améliorera sans cesse le Constellation. En  décembre 1954, avec le Super-G-Constellation, l’appareil transporta 89 passagers sans escale entre la côte est des Etats-Unis et l’Europe, c'est-à-dire dans le sens ouest-est où les vents sont favorables. La nouvelle version sortie en 1956,, le Starliner, permit de franchir sans problème l’immense fossé séparant le Nouveau Monde de l’Ancien. 

L’équipage technique du Constellation comprenait cinq personnes réparties dans deux cellules. Dans le poste de pilotage prenaient place, à gauche, le pilote et le copilote à droite, les deux hommes étant séparés par la console centrale recevant les manettes de gaz et le système de pilotage automatique. Le radio et « ses appareils était placé à gauche juste derrière le pilote tourné vers l’arrière. Enfin, le mécanicien navigant ou l’ingénieur de vol était situé juste derrière le copilote, face vers la droite avec vue directe sur le moteur n°3, celui qui était mis en route en premier. Son poste comportait une partie des instruments de vol et plus particulièrement ceux qui concernaient les moteurs. Derrière le poste de pilotage, séparé par une cloison et un couloir central, se trouvait un compartiment destiné au navigateur (à gauche) et à un poste de repos équipage (à droite).

Les premiers Constellation sortis des chaînes de montage de chez Lockheed portaient la désignation C-69 et arboraient le camouflage classique gris et kaki de l’USAF. Le radio, situé derrière le pilote, avait à sa disposition l’équipement suivant :

 - H.F. AN/ARC9
- V.H.F. AN/ARC3
- Liaison AN/ARC8
- Radio Compas automatique AN/ARN7
- Radio Compas manuel AN/ARN11
- Récepteur Marker RC193
- Récepteur d'approche RC103 /  AN/ARN5
- Radio Altimètre SCR718
- Reconnaissance Radio SCR695
- Équipement de Navigation AN/APN9

Au début des années 1950, l’équipement évoluera et revêtira la configuration suivante :

- Récepteur de liaison HF BC348Q à recherche de fréquence manuelle Masse 18 kg
- Émetteur de liaison H.F. ART13 10 fréquences préréglées mécaniquement Masse 
   54,4 kg remplacé plus tard par un 618S
- Récepteur de commande H.F. BC454B ou RA1B à recherche de fréquence  
  manuelle masse 16,25 kg
- Émetteur-Récepteur de communication V.H.F. ARC3 ou ARC1 Quatre fréquences  
  pilotées    par quartz Masse 23 kg Remplacé plus tard par un ensemble émetteur et 
  récepteur    séparés 17L7 et 51X2
- Récepteur Radio Compas manuel ARN7 ou MN26 Masse 25 kg
- Récepteur Radio Compas automatique MN62  Masse 31,7 kg


Le poste radio et les « équipements » 


  1 – Amplificateur de Haut-parleur                  11 – Récepteur glide slope n°2 (51V-1)
  2 – Interrupteur d’éclairage                            12 – Récepteur VOR n°2 et accessoires (min-85D)
  3 – Amplificateur de l’analyseur moteur 13 – Récepteur HF n°2 (BC348)
  4 – Boite de jonction                                     14 – Récepteur marker (MIN-61B)
  5 – Boite de jonction radio                             15 – Récepteur VOR n°1 (MIN-85D)
  6 – Récepteur HF n°1  (BC-348)                   16 – Emetteur HF (T47 / ART-13)
  7 – Panneau de commande de l’émetteur HF 17 – Amplificateur pilote automatique PB-10
  8 – Manipulateur morse                                18 – Boite d’accord antenne
  9 – Amplificateur zéro reader                        19 – Régulateur oxygène
10 – Récepteur glide slope n°1 (51V-1)

- Récepteur Glide ARN5A Masse 6,35 kg
- Récepteur Localizer RC103A ou BC733 Masse 10 kg
- Récepteur VOR 51R2 Masse 12,7 kg
- Récepteur Marker RC193A ou MN53 Masse 7,25 kg
- Interconnexion Radio et Communications AIC3
- Interconnexion Communications Cabine AIC2
- Récepteur de position Loran APN9 Masse 16,36 kg
- Radio Altimètre Haute Altitude SCR718C ou AVQ9 (0 à 50000 pieds) Masse 11,75 
  kg
- Radio Altimètre Basse Altitude APN1 ou AVQ6 (2 échelles : 0 à 400 & 0 à 4000 
  pieds)    masse 9 kg
- Reconnaissance Radio SCR695B.

Le « poste radio » du Constellation, comme le montre la photo ci-dessus comporte de nombreux équipements pouvant être classés dans trois catégories : les appareils de communication HF, puis ceux dédiés aux liaisons VHF et pour terminer ceux se rapportant à la navigation. Dans le présent article nous nous limiterons à la partie HF.

Les équipements HF.
La  HF est utilisée pour assurer des liaisons à moyenne et longue distance lorsque l’avion est en vol. Celles-ci lui permettent d’échanger avec les stations au sol du service de la navigation aérienne des informations (position de l’appareil, conditions météorologiques rencontrées, problèmes éventuels…). Il peut également communiquer avec la salle d’opération de sa compagnie pour apporter des précisions sur le déroulement du vol (problème rencontré, demande de service, heure d’arrivée…) ou obtenir des informations nécessaires  au bon déroulement du vol (actualisation de la météo, ravitaillement à l’escale…).La réception est assurée par trois récepteurs, deux BC-348Q  et un BC-454B.


Le BC-348 a été conçu par la « RCA Manufacturing Co., Inc » à la fin des années 1936 pour le marché aéronautique. Destiné principalement à être utilisé par l’US Air Force sur des gros et moyens porteurs, il fut construit jusque dans les années 1943/1944 à plus de 100.000 exemplaires par différentes firmes américaines, principalement  par Belmont Radio et Wells-Gardner  (80 %) et le solde par RCA et Stromberg-Carlson (20 %).
Alimenté en 24/28 volts avec une haute tension de 200 Vcc fournie par un dynamoteur interne DM-28, ce récepteur couvre en six bandes les fréquences suivantes :
- bande 1 : 200 à 500 kHz
- bande 2 : 1,5 MHz à 3,5 MHz
- bande 3 : 3,5 MHz à 6,0 MHz
- bande 4 : 6,0 MHz à 9,5 MHz
- bande 5 : 9,5 MHz à 13,5 MHz
- bande 6 : 13,5 MHz à 18,0 MHz

Il  permettait de recevoir des émissions en AM (modulation d’amplitude) et CW (télégraphie). Il disposait d’une fréquence intermédiaire de 915 kHz,  d’un BFO (Beat Frequency  Oscillator – Oscillateur à battement) et d’un filtre à quartz.  

 

 Photo 1




    
                                    






                                                                    Photo 2                                                                               


                                                                                 
                                                                                                                                  Photo 3

Les deux BC-308Q dans le « poste radio » du Constellation sont visibles aux points 6 et 13. Quelques détails de la face avant :
Photo 1 : BC-308Q Face avant
Photo 2 : BC-308Q Plaque d’identification
Photo 3 : BC-308Q Cadran fréquence
(Source : The SWLing Post )

Le BC-348Q était équipé de huit tubes :

- VT-152 (6K6GT) amplificateur audio
- VT-150 (6SA7) oscillateur et 1er détecteur
- VT-116 (6SJ7) 3e étage amplificateur intermédiaire
- VT-117 (6SK7) 1et et 2e étages amplificateur d’antenne et 1er et 2e étages 
  amplificateurs  intermédiaires
- VT-233 (6SR7) 2e détecteur et oscillateur CW


                                                              BC-348Q implantation des tubes

(Source: Handbook of maintenance instructions Radio Receiver BC-348J/N/Q 17/07/1943)

Espérant que ces quelques lignes vous incitent à vous rendre sur l'aéroport de Nantes Atlantique à la découverte de ce merveilleux avion, et qu'ainsi l'animation de nos amis de l'ARALA rencontre un vif succès. Bon vol......

Richard

F4CZV
73




mercredi 25 mars 2015

Le fonctionnement des boites noires d'un avion

En liaison avec l'actualité tragique, je vous propose une vidéo de Sciences et Avenir nous permettant de mieux comprendre le fonctionnements des boites "noires" d'un avion.



 


Merci de votre visite

Richard
F4CZV
73

mardi 3 mars 2015

Le Centre de Contrôle Aérien de Shanwick

Le centre de contrôle aérien de Shanwick assure les communications radios avec les avions en vol au dessus de l'Atlantique nord.

Le tableau 1 indique les informations de localisation géographiques des centres émetteur et récepteur, les diverses fréquences utilisées (Trafic, Secours et Volmet). Les horaires d'utilisation des fréquences sont mentionnés dans le tableau 2.


Tableau 1


Tableau 2


Je vous invite à regarder la vidéo suivante qui nous montre le fonctionnement de ce centre de contrôle.




Je remercie Marcel, SWL de longue date et fidèle lecteur de ce blog, pour m'avoir adressé la QSL de SHANON confirmant son écoute du 12/10/1983


Je vous invite à visiter son site et à regarder sa collection de QSL s'étalant sur plus de 30 ans, preuve de sa passion pour l'écoute. (ici)

Bonne écoute
Richard
F4CZV
73

NB. : Page mise à jour le 09/03/2015 avec ajout QSL Shanon

lundi 2 mars 2015

A l'écoute du trafic aérien dans l' Atlantique nord

L'écoute des stations utilitaires est une activité importante des écouteurs (SWL). Pour les néophytes, les émissions diffusées en ondes peuvent être classées en trois catégories : radiodiffusion, radioamateur et utilitaire. Cette dernière comprend un grand nombre d'utilisateurs échangeant des données nécessaires au fonctionnement de leurs services. Sans entrer dans le détail des émissions qui peuvent être captées, le trafic peut être réparti comme suit : militaire, météorologique, diplomatique, réseaux privés, maritime et aéronautique.

Le contrôle aérien est principalement assuré par une couverture radar. Les contrôleurs au sol suivent sur leurs écrans  les avions et sont en liaison avec les pilotes en utilisant la VHF ou les UHF. Néanmoins, certaines zones ne bénéficient pas d'une couverture radar, comme l'Afrique ou les océans. Pour toutes ces zones, les communications entre les centres de contrôle et les aéronefs s'effectuent en HF (ondes courtes) dont la portée est bien supérieure à celle des VHF/UHF. Les avions suivent des routes particulières et reportent leur position à intervalles réguliers. L'écoute de ce trafic permet de recevoir des appareils volant au-dessus de l'Afrique ou en plein milieu de l'Atlantique. Il suffit de posséder un récepteur de trafic décodant la BLU (bande latérale unique) ou d'utiliser le Wide-band WebSDR de l'Université de Twente au Pays-Bas (lien en haut de la marge droite du blog).

L’ÉCOUTE DES LIAISONS HF

Un des avantages des liaisons en ondes courtes est leur grande portée. A toute heure du jour ou de la nuit, l'écouteur pourra intercepter des communications sur les fréquences réservées aux services aéronautiques. Celles-ci sont réparties en trois catégories :

- les fréquences "TRAFFIC" réservées au contrôle des vols,
- les fréquences "VOLMET" utilisées pour la diffusion des informations météorologiques,
- les fréquences "OPERATIONS" dédiées aux liaisons avec les compagnies aériennes.

Les fréquences (kHz) réservées au trafic aérien se répartissent en 11 bandes

-   2.850 /   3.025
-   3.400 /   3.500 
-   4.650 /   5.700
-   5.450 /   5.480   (région 2)
-   5.480 /   5.680
-   6.525 /   6.685
-   8.815 /   8.965
- 10.005 / 10.100
- 11.275 / 11.400
- 13.260 / 13.360
- 17.900 / 17.970
- 21.924 / 22.000

LE RÉSEAU AÉRONAUTIQUE  PHONIE DANS L'ATLANTIQUE NORD

Le réseau "Atlantique nord" comprend six stations de contrôle, soit une par FIR (Flight Information Region - Région d'Information en Vol) assurant les communications radiotéléphoniques avec les avions en vol, qui sont:

- Bodo Radio, Norvège, (ACC Bodo)
- Gander Radio, Canada , (OACC Gander)
- Iceland Radio, Islande (ACC Reykjavik)
- New York Radio, USA (OACC New York)
- Santa Maria Radio, Portugal (OACC Santa Maria)
- Shanwick Radio, Irelande (OACC Shanwick)

ACC :   centre de contrôle de zone
OACC: centre de contrôle de zone océanique

A ces stations viennent se greffer deux stations sur les fréquences "Atlantique nord", à savoir Canaias radio couvrant la zone de contrôle des Canaries et Artic radio couvrant les zones de contrôle d'Edmonton, Winnipeg et Montréal.

Les liaisons "TRAFFIC" s'écoulent sur 24 fréquences allouées par l'ITU permettant d'assurer une couverture permanente des MWARA  (Major World Air Route Aera - Zone mondial de route aérienne principale) 24/24 heures Les fréquences allouées aux RDARA  (Regional and  Domestic Air Route Aera - Zone régionale et domestiques de route aérienne) peuvent être également utilisées sur instructions des centres de contrôle afin de fluidifier le trafic.


RÈGLES OPÉRATIONNELLES DU RÉSEAU

Les stations au sol doivent s'entraider afin de fournir aux avions en vol une continuité dans les liaisons radios dont le réseau à la charge. Chaque station au sol assure les liaisons sur une portion de la route transatlantique en fonction de son implantation. Celle-ci est responsable de l'attribution d'une fréquence principale et d'une fréquence secondaire sur lesquelles devront s'écouler le trafic entre l'avion et la station de contrôle. Elle assure la sécurité du vol en réceptionnant à intervalles réguliers la position de l'avion et les autres données de vol, et doit être capable d'entrer en contact avec l'avion à tout instant en utilisant le SELCAL (appel sélectif). Enfin, elle met en œuvre les procédures définies en cas de difficultés dans les liaisons radios (demande à'un avions proche de celui qu'elle ne peut contacter d'assurer le relais via la VHF, par exemple). Elle est également responsable du transfert des liaisons à la station suivante et s'assure de la bonne prise en charge par cette dernière.

TABLEAU DES FREQUENCES MWARA ANTLATIQUE NORD

Les fréquences utilisées sur les routes aériennes principales de l'Atlantique nord sont reprises dans le tableau suivant. Elles permettent d'assurer une couverture 24/24 heures des liaisions radio entre le sol et les avions en vol.


TABLEAU DES FRÉQUENCES RDARA ATLANTIQUE NORD

Les fréquences utilisées sur les routes aériennes régionales de l'Atlantique nord sont reprises dans le tableau suivant. Elles permettent d'assurer une couverture 24/24 heures des liaisons radio entre le sol et les avions en vol.





LA RÉPARTITION DES FRÉQUENCES DANS LA ZONE ATLANTIQUE NORD

 La zone de l'Atlantique nord est divisée en 7 secteurs géographiques représentés sur la carte ci-après.



 Les fréquences radios sont attribuées comme suit :


Voilà quelques informations qui vous permettrons de vous lancer à l'écoute du trafic aérien dans l'Atlantique nord. Soyez patient et dites vous qu'il faut persévérer pour bien appréhender ce type de communications. Ceux d'entre vous qui pratiquent l'écoute en VHF auront sans doute moins de difficulté, mais vous verrez, avec le temps, l'habitude vient et vous pourrez suivre un vol d'une rive à l'autre de l'Atlantique. ....

Il y a d'autres zones où les communications aéronautiques en HF sont nombreuses. Nous y reviendrons dans un prochain article. A toute fin utile, je vous livre une planisphère des MWARA avec indications des zones et des fréquences. 

Je vous souhaite une bonne écoute et un bon vol.
Richard
F4CZV
73


Pour agrandir cliquez sur la caret